La chapelle Pol à Brignogan-plages

Tout près de la pointe de Pontusval, nous nous sommes arrêtés devant une charmante petite chapelle qui était ouverte pour les visites. Une dame nous a fait lire des documents qu’elle avait avec elle. La chapelle a été restaurée et même apparemment en partie rebâtie au cours de l’année 1870.  Sur ce même endroit s’élevait une chapelle plus ancienne, datant à priori du  XVIe siècle. Et dans un temps bien plus lointain, y était construit un asile monastique construit par Saint-Pol Aurélien, qui était le premier évêque de Léon, nommé par Chilpéric, fils de Clovis. Nous avons été surpris par la petite guérite construite au sommet d’un rocher. Un drôle de petit escalier, sûrement peu évident à gravir a été creusé à même la roche. Une croix datant du XVIIe siècle s’élève sur un autre rocher, bien plus bas, à quelques mètres de la chapelle, face à sa porte on découvre un superbe calvaire à personnages du XVIe siècle. Cette chapelle, très jolie à l’intérieur, possède aussi de très beaux vitraux, originaux, qui ont été restaurés voici peu par un Maître en ce domaine.

Il existe une tradition se rapportant à la chapelle : quand un marin est perdu en mer, on célèbre une messe dans la chapelle Pol et trois jours après, le corps revient à la côte. C’est ce qui s’est produit pour le corps d’Henri de Trobiand, noyé le 12 septembre 1912, entre Pontusval et l’Aber Wrac’h.

 

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La Bretagne est une région de légendes, et dans le Finistère Nord, il en est beaucoup. La petite chapelle semble avoir sa propre légende que j’ai trouvée sur Wikipédia.

« Une nuit, un marin revenant de mer fut surpris par un violent orage. Plutôt que de rentrer chez lui sous la tempête, il décida de se réfugier dans la chapelle Pol et d’y passer la nuit. Alors qu’il commençait à s’endormir, il entendit sonner les douze coups de minuit, deux cierges s’allumèrent sur l’autel et un prêtre apparut au milieu du chœur. Terrifié par cette vision, notre homme se recroquevilla dans son coin, osant à peine respirer. Le prêtre attaqua la messe : « Introibo ad altare Dei… ». Pas de réponse. Il recommença une fois, deux fois, toujours rien. Alors les cierges s’éteignirent et le prêtre disparut. Le marin hésita longtemps avant de raconter sa mésaventure, craignant que l’on se moquât de lui. Il décida tout de même de se confier au curé de Plounéour-Trez, qui lui conseilla de retourner une nuit à la chapelle Pol. Dans cette perspective, le curé l’initia à répondre à la messe. L’année suivante, à la même date, le marin retourna à la chapelle. À minuit, les cierges s’allumèrent, le prêtre apparut et commença : « Introibo… » Courageusement, le marin alla se placer à ses côtés et répondit : « Ad Deum qui laetificat juventutem meam » et ainsi de suite. La cérémonie terminée, le prêtre le remercia et lui expliqua qu’il était une âme du purgatoire, contraint de venir dire la messe dans la petite chapelle Pol à chaque date anniversaire de sa mort, sa pénitence s’achevant à l’instant où quelqu’un viendrait lui répondre.

 

 

Brignogan-plages ; le phare de Pontusval et les plages

Une amie, en voyant l’une de mes photos du phare, m’a dit que les lieux devaient inspirer les artistes. J’ai trouvé peu de choses sur Internet. Mais, en effet, les peintres pourraient être inspirés car c’est vraiment très beau. La construction du phare de Pontusval sur la commune de Brignogan-plages a été décidée dès 1865 en raison des nombreux naufrages dus aux rochers de la Pointe de Beg-Pol. Le phare, haut de 18 m, a été construit par une entreprise de Landerneau depuis la fin 1867 jusqu’à juin 1869. Il a été allumé la première fois le 15 septembre 1869. Son feu porte à 10 miles et a, du coup, sécurisé cette région. 
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 Clin d’œil : les escargots, en grappes, se sont installés sur les plantes.
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Brignogan-plage ; son port et la plage du P’tit Nice

le 18 août, le soleil brillait agréablement et nous avons décidé de partir vers la baie de Goulven. Nous sommes tout d’abord allés à Brignogan-plages. Je n’y étais pas retournée depuis mon adolescence, quand avec ma belle-soeur et mon frère, nous nous baladions sur les plages, les dunes, les villages de ce magnifique secteur. J’ai toujours aimé ces lieux. Bien entendu, beaucoup ont changé. Mais tout est toujours aussi beau. (Pour agrandir les photos cliquez dessus)

Brignogan-Plages dont l’économie est notamment issue de la pêche locale et de la récolte de goémon ainsi que de l’agriculture plus spécifiquement vivrière est située sur la côte des Légendes au cœur du Pays pagan qui était célèbre pour ses pilleurs d’épaves. La commune qui fait partie du canton de Lesneven est située à 15 mètres d’altitude. Elle est proche de Kerlouan, Plounéour-Trez et Goulven. Alors un simple village qui s’est enrichi des hameaux voisins pour ne former qu’un agglomération, Brignogan faisait partie depuis le Haut Moyen Âge de la paroisse de l’Armorique primitive de Plounéour-Trez. Elle est connue comme site portuaire depuis le Moyen-Âge. Et est devenue station balnéaire au fil des ans. (Source Wikipédia).

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Les Trois Croix du Tertre Feuillet, Gomené

La Bretagne, Terre de Légendes, compte une petite commune bien sympathique, Gomené, située dans la communauté de communes Hardouinais-Mené en Centre-Bretagne. A Gomené, dans les Landes du Mené, sont érigées trois mystérieuses croix en granit. Chacune d’elle porte une inscription différente. Sur la Croix Centrale datant du Moyen-Âge, apparaissent les mots : « Le Père ». Sur les croix latérales, on peut lire « Le Saint Esprit » sur la 1re et  « Le Fils » sur la 2e.

Un panneau, à destination des promeneurs, indique que depuis la guerre de 1870, elles saluent le Revenant du Tertre Feuillet, un personnage légendaire, vêtu d’une longue cape et d’un chapeau noir à larges bords qui dissimulait son visage aux regards. La légende dit qu’il y a de cela plusieurs décennies, par une nuit de pleine lune, un braconnier, demeurant à Gomené, osa l’affronter. « Nombre de secrets et de mystères planent sur cette rencontre fratricide. En effet, qui hante les Landes du Mené ?… Le Revenant ou le braconnier ?… » peut-on lire. A cela, j’ajoute « Qui ira y voir et arpentera les Landes par une nuit de pleine lune ? ». Pas moi, je pense 😉

Voilà les Trois Croix en trois saisons. (Il manque la neige…) (Cliquer sur les photos pour les agrandir)

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Le Cap Fréhel et le château Fort-La-Latte vus du haut du phare

En ce week-end de Toussaint, nous sommes montés vers Erquy chez notre amie. Pendant que les hommes bricolaient en choeur, toutes deux, nous sommes allées jusqu’au Cap Fréhel. Le phare était ouvert et nous avons pu grimper tout en haut. En arrivant le soleil était timide, et la brume recouvrait la mer, une averse l’a un peu dissipée, puis le soleil est revenu offrant une belle lumière sur les belles couleurs d’automne des landes du Cap. Peu à peu, nous avons vu le Fort-La-Latte devenir plus net, puis s’illuminer. Un double arc-en-ciel sur la mer nous a totalement ravies. Nous sommes redescendues, comblées par ce merveilleux paysage et ce spectacle offert par Dame Nature et sommes rentrées sur Erquy avec juste un petit arrêt à la plage de Pléhérel. Le plus difficile, en haut du phare, a été de bien tenir l’appareil photo et de ne pas  bouger car il y avait un vent assez fort ce jour-là, même si la mer semble calme sur les photos. Nous le ressentions bien lorsque nous étions perchées tout là-haut ; le manteau bien boutonné et l’écharpe bien serrée n’étaient pas de trop. (cliquer sur les photos pour les agrandir)

Le phare qui a été construit entre 1946 et 1950 à environ 70 m au dessus de la mer est tout en pierres. Il est splendide. Il sécurise, et éclaire la passage de la baie de Saint Brieuc vers la rade de Saint Malo. Il est classé au titre des monuments historiques depuis le 23 mai 2011.

La plage de Pléhérel

 

 

Des fleurs et plantes du Jardin des Papillons de Vannes

    Bégonia Escargot

     Hibiscus

    Hibiscus

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  Orchidées

     thé de Gambie

   Bougainvillier

    Bougainvillier

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  Anthurium

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      Bougainvillier

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Un petit arrêt à Saint Briac (35)

En quittant Saint Lunaire, en fin d’après-midi, nous avons fait une halte rapide à Saint-Briac-sur-Mer, sa voisine, blottie à l’embouchure de la rivière Le Frémur.

La commune située sur la Côte d’Emeraude compte 1 955 habitants. Elle est entourée par les communes de Lancieux, Saint-Lunaire et Pleurtuit. Saint-Briac-sur-Mer est située à 9 km au Sud-Ouest de Saint-Malo la grande ville la plus proche.

Le port et ses bateaux, la plage et ses cabines de bain…

On aperçoit le château de Nessay, érigé sur l’îlot, sur l’emplacement d’un ancien château datant du 12e siècle dont la chapelle subsiste. L’actuel château a été érigé en 1886, par le comte de Villeurbreune.

Mémorial

Les bateaux sont bien arrimés par des cordes, elles-mêmes attachées par des noeuds savamment conçus pour résister aux mouvements des vagues. Des pitons, qui tiennent les cordes, sont plantés avec force à même la roche.

Saint Briac possède également des murs d’enceinte

 

Saint Lunaire, la Pointe du Décollé

Nous sommes partis vers Saint Lunaire cette fois, en Ille et Vilaine, sous le ciel clément quoi que très venteux, nous avons bénéficié d’un très beau point de vue depuis la Pointe du Décollé. J’étais allée enfant, dans cette commune, où habitait la tante d’un de mes amis d’enfance. Je ne crois pas y être retournée depuis.

Saint Lunaire, fondée au 6e siècle par le Saint du même nom, était un village de marins, cultivant leurs terres et pêchant pour faire vivre leurs familles. De nombreux capitaines au long-court y sont nés semble-t-il. Le village prend le nom de Port-Lunaire pendant la révolution et devient Saint Lunaire le 7 août 1803. Vers 1866, Saint Lunaire se transforme en station balnéaire et voit la construction de nombreuses villas, des hôtels ainsi que d’un casino.

Un des lieux marquants de Saint Lunaire est la Pointe du Décollé. Vers 1880, une promenade est aménagée sur la pointe du Décollé. On y a construit une sorte de petit fort qui abrite un salon de thé où l’on peut déguster aussi de bonnes galettes et crêpes.

http://www.saint-lunaire.com/francais/decouvrir-saint-lunaire/histoire-de-st-lunaire.html

Cet arbre est dans le jardin du salon de thé, couché comme pour mieux lutter contre les vents venus de la mer.

Nous sommes allés sur la plage de Saint Lunaire ensuite.

On aperçoit la Pointe du Décollé

 

 

 

Les vieilles pierres de Léhon

Léhon est une jolie petite commune de près de 3 000 habitants, toute proche de Dinan, où la pierre tient une place privilégiée. Elle est classée petite cité de caractère. (Les photos ont été prises en deux visites, l’une en octobre 2011 et l’autre en mai 2012).  (Cliquer sur les photos pour les agrandir)

L’abbaye Saint-Magloire de Léhon est un ancien monastère de moines bénédictins visible depuis La Rance. Fondée en 850 par le roi de Bretagne Nominoë et six moines bâtisseurs, elle est détruite dans les années 910 puis reconstruite dès le XIIe siècle par les bénédictins, et agrandie au XVIIe siècle, puis abandonnée à la Révolution. La restauration commencée au XIXe siècle se poursuit de nos jours. Elle est en partie classée au titre des monuments historiques depuis le 30 septembre 1931 et classée par liste en 1875. Il s’agit de l’église, la sacristie et la porte de l’ancienne église située dans le cimetière, le bâtiment à l’Ouest affecté à l’école des filles, le réfectoire et le bâtiment à l’Est du cloître.

Le Château de Léhon défendait l’abbaye, la commune et la Vallée de la Rance. Il est l’un des objets d’une guerre d’héritage entre les deux fils de Geoffroy 1er Duc de Bretagne. Il est assiégé par le roi Henri II d’Angleterre en 1168, et rasé en 1169, il est rebâti au XIIIe siècle par Pierre Mauclerc. La municipalité de Léhon a mis en oeuvre une réhabilitation des tours et des courtines.

Photos du château prises lors d’une balade sur la Rance.

Son vieux pont qui enjambe la Rance et la relie à Corseul remplace au XVe ou au XVIe siècle le pont de bois. Il connaît maintes péripéties relatées sur ce site http://lehon-22.mairie.pagespro-orange.fr avant d’être détruit en 1944 puis reconstruit en 1946.

Coup de vent sur la plage de Planguenoual

Le 3 janvier 2012, le vent avait soufflé très fort toute la nuit, le matin, il était calmé, mais nous avons décidé d’aller prendre l’air marin et voir si quelques vagues agitaient encore la surface de la mer. Nous sommes partis un peu à l’aventure, n’ayant pas arrêté de lieu… et sommes arrivés sur la plage de Planguenoual. Le vent donnait du tonus aux vagues qui charriaient avec elles du sable et des graviers et venaient s’abattre sur les rochers. Le ciel était triste, laissant juste, de temps à autre, passer un rayon de soleil qui illuminait les rochers, la surface de l’eau et l’écume. Nous avons même eu droit à un joli arc-en-ciel. Des drôles de véhicules amphibies, mi camions-mi bateaux étaient garés chez un ostréiculteur. A quelques kilomètres de là, mais sur le même secteur, nous nous sommes rendus sur une plage près de  Port Morvan.

 

 

Du côté de Port Morvan, La pluie s’est invitée !